À travers une série de témoignages, le Réseau LiEU met en lumière des collaborations concrètes entre les universités et les entreprises : création de spin-offs, transfert de technologies, partenariats de recherche ou encore accès à des expertises et équipements de pointe.
Ici, Robert Baudinet, fondateur et CEO de Matvision, revient sur la création de cette spin-off de l’Université de Liège et sur le rôle essentiel joué par l’université dans le développement du projet.
Matvision en quelques mots
- Type de collaboration : Spin-off universitaire
- Université partenaire : Université de Liège
- Co-fondateur et CEO : Robert Baudinet
Matvision est une spin-off de l’Université de Liège issue des travaux de recherche menés au sein du laboratoire GeMMe. L’entreprise développe des solutions de tri robotisé de déchets industriels, notamment de métaux broyés, afin d’améliorer la récupération et la valorisation des matières et de contribuer à une économie plus circulaire.
Des besoins industriels et environnementaux à l’origine du projet
Notre point de départ était un constat industriel et environnemental : le tri des ressources métalliques reste aujourd’hui encore suboptimal. Certaines ressources ne sont pas identifiées, caractérisées ou séparées avec suffisamment de précision, ce qui limite leur réutilisation et empêche leur substitution aux matières premières primaires.
Le besoin était donc de développer une technologie capable d’améliorer la caractérisation et le tri de ces ressources métalliques, afin d’augmenter leur valeur, leur taux de réemploi et leur contribution à une économie plus circulaire.
Les échanges avec les industriels ont confirmé le potentiel de la technologie
Le déclic s’est fait progressivement. À mesure que nous échangions avec des industriels, nous avons constaté un intérêt récurrent pour les technologies que nous développions. Ces demandes nous ont fait comprendre que notre recherche répondait à des besoins concrets, au-delà du cadre initial pour lequel elle avait été conçue.
Notre implication dans plusieurs écosystèmes de startups, dont un concours européen que nous avons remporté, a ensuite fait mûrir notre réflexion et accéléré cette dynamique. Ces démarches ont confirmé le potentiel de marché de la technologie, nous ont poussés à structurer le projet entrepreneurial et ont finalement conduit à la création de Matvision.
L’université, un partenaire pour structurer le transfert et ouvrir le réseau
L’université a joué un rôle structurant dans la création de Matvision. Elle a d’abord permis de cadrer le transfert technologique, en définissant précisément le périmètre de la technologie qui pouvait être commercialisée et exploitée par la société. Elle a également contribué à sécuriser la base légale nécessaire pour que Matvision puisse opérer et développer son activité sur des fondations claires.
L’université a également joué un rôle de facilitateur d’écosystème, en nous mettant en relation avec certains investisseurs potentiels, en relayant notre projet au sein de son réseau et en nous accompagnant dans des moments clés de communication, notamment autour de notre conférence de presse. Elle nous a aussi donné accès à une visibilité accrue à travers WBI, contribuant ainsi à inscrire Matvision dans un écosystème plus large dès sa création.
Universités & Entreprises : Des collaborations qui créent de la valeur
Une série de témoignages sur les collaborations universités–entreprises
Avec cette série, le Réseau LiEU souhaite montrer la diversité des liens possibles entre la recherche académique et le monde socio-économique.
Création de spin-offs, licences de technologies, collaborations de recherche, accès aux infrastructures universitaires ou accompagnement de projets innovants : ces collaborations permettent de transformer les connaissances issues de la recherche en solutions créatrices de valeur pour la société et l’économie.
Découvrez les autres témoignages de la série sur le site du Réseau LiEU.